Nous proposons aux internautes de découvrir ou approfondir la Bigorre ou le département des Hautes-Pyrénées, à travers des approches touristiques et culturelles : un film associatif BIGORRA, une narration historique de la Bigorre (lecture) extraite de quelques ouvrages de référence et une vision touristique (vidéos) des grands sites qui attirent aujourd'hui des millions de visiteurs, faisant du tourisme une des principales activités économiques. Ainsi, les internautes n'ignoreront plus grand chose de l'histoire et de l'actualité de notre beau département.

 

BIGORRA (Film Cinéma Vivant Vidéo TARBES)

 

HISTOIRE DE RACINES

 

Quinze mille ans séparent le benjamin des Chanteurs Pyrénéens de Tarbes, s’appropriant avec enthousiasme le répertoire du groupe, de son lointain ancêtre qui, dans la grotte des Espélugues à Lourdes, s’essayait avec talent à la sculpture en taillant un cheval dans de l’ivoire de mammouth.

Le fil qui les relie trace l’histoire des générations qu’a vu naître cette terre, bénie des dieux, à en juger par l’imposant décor qu’ils ont enchâssé au cœur des Pyrénées : une muraille entaillée de cirques et de vallées profondes, dominée par trente cinq géants dépassant trois mille mètres, qui ont pris soin de laisser une sentinelle (le Pic du Midi de Bigorre) en avant-garde, pour veiller sur la plaine et les coteaux fertiles s’étalant au nord du piémont.

En une subtile alchimie, le labeur des hommes et le génie des dieux se sont mêlés pour façonner une Bigorre éternelle, saluée par le refrain du chant de Pascal ABADIE :

« Salut a tu terra feconda, sejorn de patz e de bonur
A tu mun còr, païs d’amor e de beutat !
Cantem, maynats, cantem tostemps, cantem Bigorra
Cantem Bigòrra, patria e libertat !
»

Pour en savoir plus sur l'histoire de la Bigorre, voici quelques repères historiques :

- Peuplement dès le Paléolithique (-300 000 ans)
- - 7000 : le chasseur nomade devient pasteur, éleveur, puis agriculteur sédentaire
- - 2600 : installation de peuples d’origine ligure, ibère, celte, s’ajoutant aux Bigerri, Campani, Onobrisates. L‘habitat s’organise sur des hauteurs (oppidum) contrôlant les axes de circulation.
- - 56-IIIème siècle : romanisation de la Bigorre. Mise en valeur des terres (villae ou grands domaines agricoles), exploitation des marbres (Payolle, Lourdes, …). Thermalisme (Capvern, Cauterets, Bagnères). Tarbes et son réseau de communication se développent.
- IV ème siècle : christianisation des Bigourdans (Saint Orens ± 370, Saint Savin ±450)
- V-IX ème siècle : invasion des Vandales, Wisigoths (412) Normands (844)
- X-XIème siècle : implantation des premières abbayes (Saint Savin , Larreule, Sarrancolin, Saint Pé, …)sur des terres données par les comtes
- ± 1110 : à l’instigation du Comte Bernard, rédaction des Fors de Bigorre (charte fixant les droits et devoirs de chacun des groupes sociaux)
- XI- XIIIème siècle : floraison de l’art roman (L’Escaladieu , La Sède , Madiran, Saint Sever de Rustan, …)
- XIII-XIVème siècle : fondation de bastides (villes nouvelles) (Lannemezan, Rabastens, Tournay, Trie sur Baïse..) pour attirer les populations et mettre en valeur le territoire.
- XIV-XV ème siècle : la guerre de cent ans, (1337-1453) affecte la Bigorre, écartelée entre la couronne de France et d’Angleterre.
- 1348 : épidémie de peste qui décime plus de la moitié de la population.
- Gaston Fébus (1331-1391), fait le rêve d’un Etat Pyrénéen.
- 1421 : Charles VI attribue le Comté de Bigorre à Jean 1er Comte de Foix-Béarn. S’ensuit une période de paix et de prospérité économique, assortie d’un renouveau artistique et culturel (Collégiale d’Ibos, églises de la Vallée d’Aure, du Louron, de la Barousse, …) auquel contribue Marguerite de Navarre (sœur de François 1er) en son château d’ Odos .
- 1569-1598 : années terribles, durant lesquelles plaine et piémont bigourdans sont dévastés par les guerres de religion. Outre les victimes, le patrimoine religieux est particulièrement touché.
- 1607 : Henri IV rattache Armagnac, Bigorre et Quatre Vallées au royaume de France. Aux rigueurs climatiques, disettes, épidémies (peste en 1624 et 1653), s’ajoutent taxes impôts/gabelle) qui entraînent plusieurs révoltes.
- 1614 : Guillaume Mauran rédige une  "sommaire description du païs et comté de Bigorre", document de référence sur le pays et ses habitants.
- XVIIIème siècle : période de prospérité économique, d’expansion démographique marquée par l’introduction de la culture du maïs et les impulsions de l’Intendant d’Etigny pour développer le réseau routier et le thermalisme. Le patrimoine religieux se reconstitue (retables baroques des Ferrere ). La Révolution et l’Empire amènent de profonds changements dans l’organisation politique et sociale.
- 1790 : Bertrand Barère, enfant du pays, dessine les contours du département des Hautes-Pyrénées (Bigorre, Quatre Vallées, Nébouzan,Astarac, ..). Des Hauts Pyrénéens s’ illustrent dans les armées révolutionnaires et impériales : P.Maransin, JM. Vergez, D.Dubarry, les frères Nogues, Gaye-Mariole…tandis que D.Larrey soigne les blessés sur les champs de bataille.
- XIXème siècle : le département reste rural et agricole (élevage, cultures vivrières, vigne,…), mais l’engouement des Romantiques pour les Pyrénées lui ouvre de nouvelles perspectives thermales et touristiques. L’été, le monde littéraire artistique et politique, la bourgeoisie, se pressent à Bagnères , Cauterets, Barèges, …tandis qu’à partir de 1858, Lourdes accueille des centaines puis des milliers de pèlerins.
- Le Second Empire n’est pas étranger au décollage industriel (fonderies, papeteries, filatures, tanneries, ... ) qui s’appuie sur les ressources hydrauliques et le chemin de fer.
- 1871: implantation d’un arsenal militaire (artillerie) à Tarbes.
- 1878 : débuts des travaux de l’observatoire du Pic du Midi.
- XX-XXI ème siècle : après la 1ère guerre mondiale à laquelle les Hautes Pyrénées paient un lourd tribut tout en offrant aux armées alliées l’artisan de la victoire (FOCH), l’essor industriel reprend le dessus, grâce aux centrales hydro- électriques et s’oriente aujourd’hui vers les PME. L’activité agricole se centre sur l’élevage (piémont et vallées), le maïs et les cultures fourragères (plaine), la vigne (coteaux). Depuis les années 70, le tourisme renforce ses positions en se diversifiant (sports d’hiver, tourisme vert, Parc National,…).

Une situation géographique privilégiée, un maillage rural urbain harmonieux, un art de vivre que savent si bien entretenir les Bigourdans, constituent sans doute les meilleurs atouts pour écrire de nouveaux chapitres.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
• Histoire des pays haut-pyrénéens (ouvrage collectif) Ed. Conseil Général.
• Hautes Pyrénées : Bigorre plus vraie que nature (ouvrage collectif). Ed. Bonneton.
• Passeport pour la Bigorre (Ch. Crabot, J. et Th Longué). Ed. Cairn.
• Sommaire description du Païs et Comté de Bigorre (Guillaume Mauran ). Ed. Assoc. G. Mauran.
• Petite histoire de Tarbes (Jean-François Soulet). Ed. Cairn.

TOURISME CONTEMPORAIN

Offrez-vous le plaisir de survoler les Grands sites des Hautes-Pyrénées :  Pic du Midi, Col du Tourmalet, Cauterets-Pont d’Espagne, Lourdes, Cirque de Gavarnie, Réserve Naturelle du Néouvielle, Parc National des Pyrénées… Les Hautes-Pyrénées sont comme un diamant taillé par la nature et l’histoire. Impossible de ne pas vous émerveiller devant de tels joyaux. Classés au Patrimoine de l’Unesco pour certains, rendez-vous des peuples du monde pour d’autres, écrins de nature sortis tout droit de contes pour enfants pour d‘autres encore, les grands sites des Hautes-Pyrénées sont faciles d’accès, mais difficiles à oublier. Connus dans le monde entier, venez découvrir ces célébrités.

 

GAVARNIE : Il y a cinquante millions d’années, érosions fluviales et glaciaires ont creusé dans les Pyrénées un ensemble de cirques naturels d’une rare perfection. Gavarnie est le plus célèbre, le plus spectaculaire aussi. Ce colosse de la nature entouré de seize sommets de plus de 3 000 mètres et abritant la plus haute cascade d’Europe est d’une beauté étourdissante. Le spectacle est saisissant, l’émotion garantie.  Adossés aux grands canyons du Haut-Aragon espagnol, ils forment ensemble le site de « Gavarnie-Mont Perdu », une montagne magique inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

 

 

 

PIC DU MIDI DE BIGORRE : Le téléphérique du Pic du Midi embarque ses passagers, pour un voyage spectaculaire, jusqu’au sommet, à 2 877 mètres d’altitude, où les 600m² de terrasses aménagées leur offrent une vue à 360°sur la chaîne des Pyrénées, les grandes plaines du Sud Ouest et les contreforts du Massif Central. Le spectacle est unique, le panorama exceptionnel.Mais le Pic du Midi se vante aussi d’abriter un observatoire précieux pour les scientifiques, et l’espace muséographique le plus haut d’Europe, qui retrace, avec passion, l’épopée humaine de la construction de ce site exceptionnel.

 

 

 

CAUTERETS : Aux portes du village de Cauterets, de nombreux sentiers agréables en pleine nature offrent aux visiteurs la possibilité de s’échapper vers des paysages splendides, où les forêts vertes et denses rivalisent avec les torrents bouillonnants, les cascades tumultueuses, les lacs étincelants et les prairies d’estives couvertes de fleurs sauvages. La faune et la flore y ont élu refuge, et les isards peu farouches se laissent facilement approcher dans cette zone du parc où ils sont protégés. Loin de la frontière espagnole, le pont doit son nom au fait qu’il se trouvait, il y a quelques siècles, sur le passage d’un chemin muletier vers l’Espagne. Site prestigieux d’une grande beauté naturelle, il est l’un des lieux les plus visités des Pyrénées.

 


 

 

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